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Massage : la parole nuit gravement au bien-être !

S’il est un domaine dans lequel le silence est d’or, c’est bien le massage. Parler sollicite tant de ressources cérébrales qu’il n’est guère possible d’accéder à la détente quand on mène une conversation. Explications. 

 

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La tête qui vibre

Le cerveau vibre à différentes fréquences selon l’activité dans laquelle il est impliqué : veille, détente, sommeil. Ces vibrations sont réparties en quatre paliers. Le rythme bêta (entre 12 et 40 Hertz) correspond à l’état de veille active. Plus bas, le rythme alpha (de 8 à 12 Hz) caractérise l’état de veille apaisée. 

Le rythme thêta (de 4 à 8 Hz) se rapporte à un état proche de la somnolence. Enfin, le rythme delta (de 0,5 à 8 Hz) concerne le sommeil. Toute la journée, notre encéphale passe d’un rythme à l’autre en fonction de nos besoins, de nos obligations et de nos décisions. Ces fréquences sont appelées les ondes cérébrales. 

Un, deux, trois… détente !

Sur les quatre catégories d’ondes cérébrales, trois sont liées à la détente, au relâchement. Ce sont les rythmes alpha, thêta et delta. Au cours d’un massage, il est souhaitable que le receveur quitte la zone bêta de la pensée et de l’action pour flotter en alpha, ou même sombrer irrépressiblement en thêta ou en delta. C’est alors qu’indubitablement, il tirera le meilleur profit de son soin. Ces trois états du cerveau sont favorisés entre autres par l’immobilité, la pénombre, les sons relaxants (musique douce, bruits de la nature). Et le silence. J’entends par là l’absence de conversation.

Le verbe : gourmand en ressources cérébrales

Une conversation mobilise un nombre impressionnant de ressources cérébrales, aussi bien au niveau physique, qu’aux niveaux cognitif et émotionnel. Plusieurs aires du cerveau sont concernées. Les fonctions auditives, situées dans le lobe temporal, sont sollicitées pour capter le son. Non loin, et toujours dans le lobe temporal, l’aire de Wernicke assure la compréhension sémantique, décortiquant le discours, les phrases, les mots. Pour cela la mémoire sous toutes ses formes est requise : mémoire à court terme, mémoire à long terme, mémoire associative, gérées par l’hippocampe et le cortex. Puis, une fois la réponse préparée suivant un processus aussi complexe, l’aire de Broca, dans le lobe frontal, sera nécessaire pour produire les sons articulés. Les cordes vocales, la langue, les lèvres, s’appuyant sur la respiration, entreront alors en action pour exprimer la pensée.

Tolérance zéro !

Vous l’avez compris, dans le cadre d’une conversation au cours de laquelle tant d’aires cérébrales sont automatiquement mobilisées, il va être très compliqué pour le cerveau d’adopter un rythme alpha, et bien plus encore un rythme thêta ou delta. D’autant plus que lorsqu’on observe un homonculus moteur (représentation territoriale du corps dans le cortex cérébral), on ne peut que constater à quel point la bouche, la langue, les lèvres, le pharynx, le larynx occupent un vaste espace dans le cortex moteur primaire. 

Parler pendant un massage ne peut qu’entraver la détente en maintenant le cerveau dans une activité bêta. Cela, vous devez le faire comprendre coûte que coûte aux personnes que vous masser, pour qu’elles puissent profiter au mieux de leur massage. Et ce n’est pas négociable. Le silence est la clé du bien-être.

 

Éric Bah
ERIC BAHAprès une première carrière dans la musique, l’informatique et le marketing, Éric Bah s’est consacré à l’étude des massages asiatiques et à la médecine traditionnelle chinoise. Il a créé et dirigé pendant dix ans Maxam, à Paris, un centre de massages pour professionnels et particuliers, avant de devenir formateur et consultant Wellness.